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Acteur privilégié des balbutiements de l'informatique graphique du début des années 80, il a contribué au développement de ce nouveau marché en proposant "clé en main"les premières palettes graphiques " micro " (GRAPH 8 de la société grenobloise X COM et AMIGA de chez COMMODORE ) aux grands comptes (Renault - Thompson) ainsi qu' aux écoles d'art (Met de Penninghen ESAG, les Arts Déco, groupe E.S.R.A, Esmod) et bien d'autres, ce, avant les premiers succès du " Macintosh " de la société APPLE et l'avènement de Bill GATES.
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Aujourd'hui JMV partage son activité entre la Conception de chartes graphiques pour web sites, de cédéroms interactifs de présentation, la rédaction de signatures pub et la réalisation de projets "corporate". Il est également auteur de courts métrage et de vidéos artistiques qu'il présente dans les festivals culturels. Il conserve une douce nostalgie de cette période où les machines étaient vraiment bonnes ...
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Selon vous quels sont les critères d'une bonne charte graphique ?
Je dirais en premier la simplicité, la sobriété, la clarté. Une charte graphique doit être facile à lire et son sens évident de suite. Elle doit donner envie. C'est son meilleur argument de vente. Ensuite, coller au cahier des charges et trouver la bonne adéquation entre l'identité visuelle du produit et la cible en faisant son profit des "tendances visuelles" du marché.
Avez vous un exemple concret à rapporter ?
Le site E-learning de Airsysatm : (site de télé enseignement aux technologies des radars / public : ingénieurs, radaristes) La charte de ce site est traitée dans un style proche du high tek anglo-saxon (Ici, un sobre bleu foncé et une signalétique blanche). Cependant le choix de cette signalétique bâtie sur le cercle ainsi que les polices qui vont avec, confèrent à l'ensemble une impression de rondeur agréable à l'oeil et réduit ainsi l'austérité propre à un site qui vend du savoir technologique.
Quelles sont les qualités requises pour devenir concepteur de chartes graphiques ?
- Un oeil éduqué à la psychologie de la forme et de la couleur dans la communication visuelle d'entreprise capable de proposer des solutions percutantes et d'évaluer rapidement l'impact de vente d'une maquette.
- Une solide culture artistique et rédactionnelle permettant d'intervenir tant sur le fond que sur la forme. (selon l'idée force qu'une image c'est d'abord une histoire.)
- Une connaissance approfondie des contraintes techniques liées aux médias utilisés (web, cédérom, vidéo)
Quels sont vos références en la matière ?
- J'ai d'abord recu un solide apprentissage de l'image. Issu de l'école Nationale Supérieure des Arts appliqués et métiers d'Art de Paris, (B.T.S de publicité) j'ai continué à l'université de Chapultepec (Mexico) et écrit ma thèse sur le thème justement de
"La psychologie de la forme et de la couleur dans la communication visuelle."
- Ensuite j'ai bénéficié d'une expérience longue qui couvre les domaines de la P.A.O, de la vidéo "Corporate" et du multimédia en passant par le net pour les grands comptes, les agences de com, les web agencies, les studios de production, les écoles supérieures d'art graphiques et plastiques
Renault - Thompson T.S.F - Canal plus - M6 - Gaumont Multimédia - Chanel france - Expand Image - le point - Le nouvel Obs - Les Dernières Nouvelles d'Alsace - Les Editions Eyrolles - E.P.I.T.A ......et beaucoup d'autres.)
- Enfin, j'ai eu la chance d'exercer un petit peu à Genève, NYC et Barcelone. Ces expériences m'ont donné somme toute plus de perspective.
Comment trouvez vous vos clients ?
Je suis Concepteur freelance et à ce titre je dispose d'une structure commerciale = 0. Aussi, je m'associe à des sociétés partners telles que web agencies, agences de communication, évènementielles ou de merchandising. C'est à dire, je les représente à titre de concepteur et ils intègrent mon book à leur force de vente. Dans certains cas, j'auditionne pour eux.
J'ai également conservé quelques contacts hors de france.
Quel est votre mot de la fin ?
En France les métiers de la "création visuelle" ne sont pas reconnus. Les compétences nécessaires à une pratique professionnelle sont souvent mal estimées. L'idée très généralisée qu'il suffit d'appuyer sur les touches de l'ordinateur pour réaliser un site ou une plaquette est encore vivace dans les esprits. Pire, la vulgarisation de l'informatique "grand public" a dégradé la situation. C'est un peu comme si vous décidiez de jouer au docteur parce que vous avez acheter un "kit de soin". Enfin, la nouvelle génération des directeurs de création a été formaté à une approche plus "statistique" et "conceptuelle"que "créative" de la communication visuelle. Conséquences, une "inculture" qui explique la tenue médiocre de nos magazines, émissions TV, dessins animés et autres médias.
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